Ci-dessous mon intervention en séance du Conseil de Paris du lundi 27 septembre 2010 relative à la mise en place du service civique à Paris
Monsieur le Maire, chers collègues,
Il nous est demandé de développer le recours aux volontaires du service civique dans les services municipaux.
A cette initiative, nous devons répondre favorablement.
D’abord parce que la philosophie même de ce dispositif est séduisante.
Le service civique est une occasion d’engagement unique au service de l’intérêt général, au service de la collectivité.
C’est l’opportunité de se rendre utile, de faire émerger une génération de jeunes gens désireuse de s’engager, de consacrer du temps à des missions nécessaires aux autres.
La fin du service national a laissé un vide dans la construction de la citoyenneté et, pour leur part, les radicaux de gauche ont été favorables à un service civique obligatoire pour remplir des missions utiles à la société et pour inculquer, si besoin est, les valeurs républicaines et de solidarité.
Je crois que ce temps de service civique, entre 9 et 12 mois, peut avoir un impact décisif sur le parcours professionnel et humain des jeunes, qu’ils soient diplômés ou non. Aussi, il est nécessaire que les employeurs, puissent faire connaître, reconnaître et valoriser cette expérience.
Car le service civique est encore trop méconnu, alors qu’il peut susciter des vocations.
Ce que nous faisons à Paris est exemplaire.
Aujourd’hui, 18 missions sont proposées au sein des directions de la ville, et notamment dans les espaces verts, les écoles, les collèges.
Qu’il s’agisse de l’accompagnement des personnes à mobilité réduite dans les musées, du portage de livres, de la prévention sur les risques liés à l’alcool et à la toxicomanie ou encore de la médiation dans le sport de proximité, j’espère que ces jeunes seront vite reconnus identifiés et appréciés par les parisiens pour les services qu’ils leur rendent.
A Paris, l’effort a été initié dès 2007 avec le service civil
Dans quelques jours, c’est un groupe de 300 nouveaux volontaires qui sera accueilli au sein de l’administration municipale.
Ce qui importe c’est qu’ils soient bien suivis par un tuteur qui s’assurera du bon déroulement de la mission et continuera à suivre le volontaire deux mois après la fin de la mission.
Au-delà de la démarche citoyenne, le service civique constitue pour le jeune une source de financement non négligeable : 540 euros par mois, une couverture sociale et quelques avantages complémentaires, cela peut permettre à une jeunesse parfois en voie de paupérisation de poursuivre ses étude, la mission ne couvrant que 26 heures par semaine.
Le service civique n’est pas un gadget : le gouvernement doit lui donner les moyens de se développer en lui assurant les moyens nécessaires sur la durée. Si la capitale, pour sa part, joue pleinement le jeu, on attend avec impatience le bilan de l’agence du service civique qui se donnait pour objectif de recruter 10 000 jeunes en 2010.
Pour terminer, je voudrais formuler la proposition suivante: pourquoi ne pas organiser sur le parvis de l’Hôtel de Ville ou dans chaque mairie d’arrondissement, à chaque rentrée, une journée du service civique, qui permettrait pour les directions de la Ville, mais aussi pour les structures qui en ont besoin, de présenter leurs activités et de médiatiser un dispositif sur lequel la Ville a été à l’avant-garde ?
Cela permettrait de mettre en lumière un dispositif intelligent et utile, qui doit être soutenu, promu et accessible à l’ensemble des jeunes parisiens.