Un nouvel espace vert dans le 15eme

 

Le dernier Conseil de Paris a décidé  l’ouverture d’un nouveau jardin public de 2 500m2 situé à l’arrière du nouvel ensemble immobilier du 135-147 rue de la Convention.

Il reliera au printemps 2012 les rues Lecourbe et la Croix Nivert.

Ce projet vient donc concrétiser un voeu que j’avais  emis en 2006 de rendre accessible au public un jardin situé au sein d’un nouvel équipement social appartenant à Paris Habitat.

Il sera équipé d’une aire de jeux pour les tout petits, d’un terrain de boules, de bancs ainsi que de réceptacles de propreté.

Le jardin, qui existe déjà mais sans ses équipements, est hermétiquement clos, fermé par des grilles d’une belle hauteur et il  sera ouvert et fermé matins et soirs par les agents de la Ville de Paris.

La mairie du 15e semble s’inquiéter des risques de nuisances pour les riverains.

Il sera donc dit que cet arrondissement sera celui où l’ouverture d’un équipement public en journée est de nature à troubler la tranquillité des habitants !

Devançant sans doute cette crainte de taille, elle a d’ores et déjà inscrit cette question sensible à l’ordre du jour du conseil de quartier Saint Lambert. J’imagine que nous y parlerons des futurs dealers qui pourraient venir hanter les lieux !

Ah oui, j’allais oublier, chez nous dans le 15e, c’est la mairie qui décide des sujets à débattre en conseil de quartier, une instance de démocratie participative donc …

Non, Monsieur le Président, la rentrée 2011 ne se passera pas dans d’excellentes conditions!

Retrouvez ci-dessous le communiqué de ma collègue Colombe Brossel, adjointe au Maire de Paris chargée de la vie scolaire et de la réussite éducative, relatif à la difficile rentrée des classes qui se profile dans les écoles parisiennes.

Alors que la carte scolaire proposée par l’Académie de Paris pour la rentrée 2011 avait été unanimement désapprouvée en février 2011, la réunion d’ajustement tenue hier au Rectorat ne peut que nous laisser un goût amer. Car, en réalité, il n’y a pas eu d’ajustement.

En effet, les quelques mesures annoncées ne répondaient qu’à des obligations manifestes, dictées par des erreurs de prévision ou par des montées d’effectifs telles que les seuils d’ouverture de classes étaient déjà largement franchis. Pour le reste, l’Académie s’est livrée pendant plusieurs heures à un dialogue de sourds, ignorant les alertes portées par les élus, les parents d’élèves comme les syndicats enseignants.

Le Rectorat maintient l’équilibre général d’un projet que tous dénoncent. La facture est pourtant lourde : 77 postes vont être supprimés alors que la Ville ouvre 3 nouvelles écoles à la rentrée ! Les Réseaux d’Aide aux Elèves en Difficulté (RASED) perdront bien 27 postes, alors que les enfants qu’ils épaulent au quotidien sont ceux qui présentent les plus forts besoins. Par ailleurs, 33 postes de remplaçants disparaissent et l’Académie réduit encore le nombre d’intervenants en langues vivantes. C’est bien à une rentrée rude que nous prépare le gouvernement qui cible encore les élèves les plus en difficultés.

Aujourd’hui, les situations d’alertes sont nombreuses : dans le 19eme , les besoins éducatifs netrouvent comme unique réponse que 7 classes fermées à la rentrée ; dans le 15 eme, aucuneouverture complémentaire n’a été accordée malgré les montées d’effectifs annoncées, etc.

Les exemples pourraient être multipliés sur de nombreux quartiers car, en supprimant des postes jusqu’à ce que les classes soient prêtes à déborder, le Rectorat semble vouloir faire d’une situation difficile la norme en matière d’éducation.

En effet, les écoles étant de plus en saturées, les mairies d’arrondissement ont dû redoubler d’effort pour garantir le droit de chaque enfant à être scolarisé. La conséquence est logique : de nombreuses familles ne pourront être accueillies dans leur école de secteur, beaucoup d’enfants seront contraints à des trajets allongés, dans davantage d’écoles la mixité sera malmenée.

C’est à l’Académie, qui ne dispose que de deux postes pour faire face aux urgences de la rentrée, d’apporter les réponses appropriées. Et ce serait, bien entendu, au gouvernement de détacher les emplois nécessaires pour garantir aux Parisiens les conditions d’un apprentissage de qualité. Sinon, il devra assumer la responsabilité d’une rentrée qui pourrait se dérouler dans des conditions non pas excellentes, mais bien exécrables.

Les « Talens Lyriques » au collège Modigliani

Avec ma collègue Marie Hélène Pietranico, j’ai été invité fin mars dans le gymnase du collège Modigliani, à écouter les Talens Lyriques et son chef Christophe Rousset, jouer pour des classes de 4e des extraits d’une musique que très certainement la plupart des collégiens ne connaissaient pas.

Au programme, Bach, des cantates et La Passion selon Saint Jean.

Ce moment privilégié où les enfants, tous très concentrés, boivent les paroles d’un enseignant et du chef d’orchestre ( également au clavecin!) qui décortiquent la musique de Bach soudain accessible et écoutent le jeune et talentueux ténor Topi Lehtipuu qui me dira adorer ce travail vers les enfants, nous le devons au partenariat que la ville de Paris a noué avec cette formation musicale de niveau international qui intervient maintenant dans 5 collèges parisiens.

Il ne manquait que le nôtre, le 15e.

C’est chose faite.

Un grand merci à ma collègue Colombe Brossel, adjointe en charge des affaires scolaires, qui a bien voulu, à ma demande, donner vie à ce magnifique projet et au principal du collège Modigliani, monsieur jean-charles Volkmann , qui a accepté tout de suite et avec enthousiasme cette expérience musicale pédagogique qui a ouvert aux collégiens des horizons jusque là inconnus d’eux.

Vous trouverez sur le site des Talens Lyriques une vidéo retraçant l’expérience: http://lestalensaucollege.musicblog.fr/1583029/Residence-airs-cantates-concertos-de-Bach-au-college-Modigliani-Paris-15e-en-mars-2011/

Mise en place du Service Civique volontaire : la Ville de Paris pionnière

Ci-dessous mon intervention en séance du Conseil de Paris du lundi 27 septembre 2010 relative à la mise en place du service civique à Paris


Monsieur le Maire, chers collègues,

Il nous est demandé de développer le recours aux volontaires du service civique dans les services municipaux.

A cette initiative, nous devons répondre favorablement.

D’abord parce que la philosophie même de ce dispositif est séduisante.
Le service civique est une occasion d’engagement unique au service de l’intérêt général, au service de la collectivité.

C’est l’opportunité de se rendre utile, de faire émerger une génération de jeunes gens désireuse de s’engager, de consacrer du temps à des missions nécessaires aux autres.

La fin du service national a laissé un vide dans la construction de la citoyenneté et, pour leur part, les radicaux de gauche ont été favorables à un service civique obligatoire pour remplir des missions utiles à la société et pour inculquer, si besoin est, les valeurs républicaines et de solidarité.

Je crois que ce temps de service civique, entre 9 et 12 mois, peut avoir un impact décisif sur le parcours professionnel et humain des jeunes, qu’ils soient diplômés ou non. Aussi, il est nécessaire que les employeurs, puissent faire connaître, reconnaître et valoriser cette expérience.

Car le service civique est encore trop méconnu, alors qu’il peut susciter des vocations.

Ce que nous faisons à Paris est exemplaire.

Aujourd’hui, 18 missions sont proposées au sein des directions de la ville, et notamment dans les espaces verts, les écoles, les collèges.

Qu’il s’agisse de l’accompagnement des personnes à mobilité réduite dans les musées, du portage de livres, de la prévention sur les risques liés à l’alcool et à la toxicomanie ou encore de la médiation dans le sport de proximité, j’espère que ces jeunes seront vite reconnus identifiés et appréciés par les parisiens pour les services qu’ils leur rendent.

A Paris, l’effort a été initié dès 2007 avec le service civil

Dans quelques jours, c’est un groupe de 300 nouveaux volontaires qui sera accueilli au sein de l’administration municipale.

Ce qui importe c’est qu’ils soient bien suivis par un tuteur qui s’assurera du bon déroulement de la mission et continuera à suivre le volontaire deux mois après la fin de la mission.

Au-delà de la démarche citoyenne, le service civique constitue pour le jeune une source de financement non négligeable : 540 euros par mois, une couverture sociale et quelques avantages complémentaires, cela peut permettre à une jeunesse parfois en voie de paupérisation de poursuivre ses étude, la mission ne couvrant que 26 heures par semaine.

Le service civique n’est pas un gadget : le gouvernement doit lui donner les moyens de se développer en lui assurant les moyens nécessaires sur la durée. Si la capitale, pour sa part, joue pleinement le jeu, on attend avec impatience le bilan de l’agence du service civique qui se donnait pour objectif de recruter 10 000 jeunes en 2010.

Pour terminer, je voudrais formuler la proposition suivante: pourquoi ne pas organiser sur le parvis de l’Hôtel de Ville ou dans chaque mairie d’arrondissement, à chaque rentrée, une journée du service civique, qui permettrait pour les directions de la Ville, mais aussi pour les structures qui en ont besoin, de présenter leurs activités et de médiatiser un dispositif sur lequel la Ville a été à l’avant-garde ?

Cela permettrait de mettre en lumière un dispositif intelligent et utile, qui doit être soutenu, promu et accessible à l’ensemble des jeunes parisiens.