Primaires Citoyennes: suivez la campagne de Jean-Michel Baylet en direct

Suivez la campagne de Jean- Michel Baylet, Président et candidat des Radicaux de Gauche (PRG) aux primaires citoyennes des 9 et 16 octobre 2011, sur son blog et les réseaux sociaux :

-   www.jeanmichelbaylet.fr

-   le compte twitter : @JMBaylet

-   la page  facebook : http://fr-fr.facebook.com/pages/JEAN-MICHEL-BAYLET/39884212682

Où court Monsieur Borloo ?

Jean-Louis Borloo a annoncé sa venue aux rendez-vous de l’identité Républicaine organisés par le PRG le samedi 16 avril 2011 à la Maison de la Chimie à Paris.

Jean-Louis BORLOO a joliment réussi son coup. Faire croire qu’il quitte l’UMP tout en continuant, ou lui ou son entourage,  à donner des garanties au parti présidentiel.

Car on ne cesse de nous le répéter : les radicaux valoisiens ne changent pas d’alliance et même s’ils ronchonnent un peu, ils demeurent ancrés dans la majorité de droite.

Tout ça pour ça?

La chose n’est pas si simple.

Si Jean-Louis BORLOO est sincère dans sa volonté d’émancipation, accordons- lui qu’il ne manque pas de courage car sa tâche est ardue. D’abord, il lui faudra s’extirper de ses habitudes d’homme politique ayant choisi de gouverner avec les conservateurs. Après toutes ces années à occuper des postes ministériels éminents, il ne doit pas être aisé de devenir un opposant. Ensuite, si Jean-Louis BORLOO est sincère, il lui faudra trouver des arguments pour convaincre les élus de son parti, voire les militants, d’aller à la rupture avec le parti présidentiel.

Mais, des dizaines d’années passées dans l’inféodation douillette, confortable et assurée tous risques, laissent des traces surtout quand on sait que c’est l’UMP qui finance et fournit la force militante …

Et les élus nationaux et locaux du parti radical valoisien, prendront-ils le risque d’affronter l’UMP et donc de mettre en péril leurs mandats ? On peut naturellement en douter.

Ne faisons pas aux radicaux de droite un procès d’intention.

Que leurs députés, qui sont assez nombreux pour le faire, créent un groupe autonome à l’Assemblé nationale et le débat avec le PRG pourra alors s’ouvrir.

Que leurs militants qui en ont sans doute et légitimement assez d’être mal traités par le grand parti du président, fassent entendre leur voix et imposent l’indépendance et les radicaux de gauche ne pourront que discuter avec eux de l’avenir.

Mais, jusqu’à maintenant, les faits ne militent pas pour cette « révolution » interne.

Il y a quelques semaines encore, le champion des radicaux valoisiens, non seulement ne parlait pas d’émancipation, mais attendait que le président de la République le nomme Premier ministre.

Comme rupture, on peut faire mieux.

Il y a des années que la gauche dénonce l’accumulation des lois sécuritaires et restrictives pour l’immigration et les amis de Jean-Louis BORLOO se taisent.

Depuis quelques mois, l’inflexion droitière et liberticide interpelle les citoyens éveillés de ce pays. Le débat sur l’identité nationale puis celui sur l’islam, un discours politique des gouvernants de plus en plus ouvertement intolérant et décomplexé vis-à-vis de l’immigration,le traitement des Roms, la déchéance de la nationale française, la course aux voix des pauvres électeurs du front national que personne n’entend ni ne comprend….

J’aurais aimé entendre la conscience de Jean –Louis BORLOO dire ce qu’elle en pensait le moment venu.

La pseudo sensibilité centriste ne se fait entendre qu’au moment où le bateau gouvernemental prend l’eau de toute part.

Il était temps.

On aurait aimé la voir peser sur tel ou tel choix, influencer dans un sens plus ouvert et plus humaniste telle ou telle décision.

Si son projet est d’infléchir maintenant la politique de Nicolas Sarkozy, on ne peut que le respecter mais ceci ne nous concerne pas vraiment.

Pour nous militants de gauche, l’objectif est de changer l’équipe qui nous gouverne si mal. Nous voulons une autre politique et de nouvelles têtes aux affaires.

 J’aimerais croire que Jean-Louis BORLOO le désire aussi.

Mise en place du Service Civique volontaire : la Ville de Paris pionnière

Ci-dessous mon intervention en séance du Conseil de Paris du lundi 27 septembre 2010 relative à la mise en place du service civique à Paris


Monsieur le Maire, chers collègues,

Il nous est demandé de développer le recours aux volontaires du service civique dans les services municipaux.

A cette initiative, nous devons répondre favorablement.

D’abord parce que la philosophie même de ce dispositif est séduisante.
Le service civique est une occasion d’engagement unique au service de l’intérêt général, au service de la collectivité.

C’est l’opportunité de se rendre utile, de faire émerger une génération de jeunes gens désireuse de s’engager, de consacrer du temps à des missions nécessaires aux autres.

La fin du service national a laissé un vide dans la construction de la citoyenneté et, pour leur part, les radicaux de gauche ont été favorables à un service civique obligatoire pour remplir des missions utiles à la société et pour inculquer, si besoin est, les valeurs républicaines et de solidarité.

Je crois que ce temps de service civique, entre 9 et 12 mois, peut avoir un impact décisif sur le parcours professionnel et humain des jeunes, qu’ils soient diplômés ou non. Aussi, il est nécessaire que les employeurs, puissent faire connaître, reconnaître et valoriser cette expérience.

Car le service civique est encore trop méconnu, alors qu’il peut susciter des vocations.

Ce que nous faisons à Paris est exemplaire.

Aujourd’hui, 18 missions sont proposées au sein des directions de la ville, et notamment dans les espaces verts, les écoles, les collèges.

Qu’il s’agisse de l’accompagnement des personnes à mobilité réduite dans les musées, du portage de livres, de la prévention sur les risques liés à l’alcool et à la toxicomanie ou encore de la médiation dans le sport de proximité, j’espère que ces jeunes seront vite reconnus identifiés et appréciés par les parisiens pour les services qu’ils leur rendent.

A Paris, l’effort a été initié dès 2007 avec le service civil

Dans quelques jours, c’est un groupe de 300 nouveaux volontaires qui sera accueilli au sein de l’administration municipale.

Ce qui importe c’est qu’ils soient bien suivis par un tuteur qui s’assurera du bon déroulement de la mission et continuera à suivre le volontaire deux mois après la fin de la mission.

Au-delà de la démarche citoyenne, le service civique constitue pour le jeune une source de financement non négligeable : 540 euros par mois, une couverture sociale et quelques avantages complémentaires, cela peut permettre à une jeunesse parfois en voie de paupérisation de poursuivre ses étude, la mission ne couvrant que 26 heures par semaine.

Le service civique n’est pas un gadget : le gouvernement doit lui donner les moyens de se développer en lui assurant les moyens nécessaires sur la durée. Si la capitale, pour sa part, joue pleinement le jeu, on attend avec impatience le bilan de l’agence du service civique qui se donnait pour objectif de recruter 10 000 jeunes en 2010.

Pour terminer, je voudrais formuler la proposition suivante: pourquoi ne pas organiser sur le parvis de l’Hôtel de Ville ou dans chaque mairie d’arrondissement, à chaque rentrée, une journée du service civique, qui permettrait pour les directions de la Ville, mais aussi pour les structures qui en ont besoin, de présenter leurs activités et de médiatiser un dispositif sur lequel la Ville a été à l’avant-garde ?

Cela permettrait de mettre en lumière un dispositif intelligent et utile, qui doit être soutenu, promu et accessible à l’ensemble des jeunes parisiens.

C’est la rentrée politique

Comme nombre de militants politiques, je me suis rendu ce week-end à l’université politique de ma formation, le PRG, qui s’est tenue à Seignosse.

 Comment ne pas se féliciter de l’esprit de concorde qui y régnait ? Les choses étaient apaisées et nous étions tous d’accord pour que les radicaux de gauche soient présents d’une façon ou d’une autre à l’élection présidentielle de 2012.

 Je me range pour ma part dans le camp de ceux qui souhaitent que nous candidations aux primaires de la gauche et que nous soutenions ensuite celle ou celui qui l’emportera. Jean-Michel BAYLET a eu raison de poser des conditions au PS afin que les radicaux puissent concourir équitablement à ces primaires sans être pris en otages ou servir d’alibi à tel ou tel courant du PS.

 J’espère que la compétition se fera à la loyale. Je n’oublie pas que le PRG est demandeur de ces fameuses primaires depuis bien longtemps et que nos électeurs attendent de nous de la méthode, de la concorde et, pourquoi pas, un peu d’ordre aussi …

 Quant à la proposition d’Eric MONTES de sauter l’étape des primaires pour participer directement à l’élection elle même, elle me paraît prématurée. Jouons le jeu et voyons comment les choses se passent ensuite.

 Enfin, comme la plupart de mes amis, je dois constater que l’absence de Bernard TAPIE à notre université d’été pour un motif aussi futile et ridicule ( s’il est vrai …) que la mort de son chien ( !), ne plaide pas pour que les radicaux confient leur parole et leur destin à une personnalité qui les traite avec autant de légèreté.

 Au moins, Seignosse aura servi à cela