Vidéo protection à Paris : ni surenchère, ni dogmatisme

2011 verra à Paris l’installation des premières caméras prévues par le plan de vidéo protection de la préfecture de police adopté par le conseil de Paris en novembre 2009.

 Notre municipalité participera financièrement à l’opération mais de façon assez limitée ( moins de 10% ).

La sécurité à Paris, c’est l’affaire de l’Etat avant tout, mais il est légitime que la ville, comme elle le fait fortement, contribue financièrement à cette mission d’intérêt général.

 Le financement des 1 200 caméras sur la voie publique ne doit pas faire exception à ce principe.

 Dès 2001, date de mon élection au conseil de Paris, j’ai réclamé publiquement que la ville s’associe à  la Préfecture de Police pour mettre en place la vidéo protection dans les rues de la capitale, sur certains sites bien identifiés.

 Ma position fut plus qu’isolé jusqu’en 2008 où lors de la campagne des élections municipales, le maire candidat Bertrand DELANOE, a inscrit cette mesure dans son programme électoral.

Le développement de la vidéo -protection est maintenant devenu un engagement de mandature du maire de Paris, engagement formalisé par le vote d’un accompagnement technique et financier du dispositif.

Trop souvent, l’approche de cette question est dogmatique.

 Ceux (une partie de la gauche) qui ne veulent pas entendre parler des caméras, crient aux atteintes aux libertés publiques. Ils refusent pourtant d’évoquer les milliers de caméras privées qui nous filment tous les jours dans le métro, les banques, les commerces …. Ils ne veulent pas entendre parler des résultats probants que les caméras fournissent à la police dans la recherche des délinquants, ce qui est particulièrement vrai dans les transports en commun.

Ceux (une partie de la droite) qui veulent qu’on double ou qu’on triple le programme des 1 200 caméras sur la voie publique, ne sont intéressés que par une posture sécuritaro-virile assez misérable ! Or, ce sujet est suffisamment sérieux pour qu’on évite les approximations et la démagogie.

 Les évidences s’imposent :

-          la vidéo constitue un outil complémentaire offert aux forces de police pour davantage d’efficacité dans leur travail quotidien, elle sert utilement aux investigations en permettant de livrer à la justice les auteurs de crimes et délits ;

 -          l’installation de la vidéo doit être encadrée par un comité d’éthique compétent et exigeant afin qu’elle ne soit en aucun cas une entrave aux libertés individuelles, ce sera le cas à Paris;

 -          l’installation de la vidéo ne serait être efficace sans une police de terrain au plus proche des citoyens et tout particulièrement des quartiers difficiles. Elle ne doit en aucun cas servir d’alibi à une réduction des effectifs de police. Il faudra donc des hommes derrières les écrans de contrôle.

 C’est aujourd’hui d’une police visible, accessible, en capacité de répondre, au-delà de la délinquance réelle,  aussi aux nuisances quotidiennes qui empoisonnent la vie des gens, dont nous avons besoin.

 Je ne souscris ni à position de nos partenaires verts et communistes qui fustigent ce plan, ni à la démarche démagogue du député maire UMP du 15ème arrondissement, Philippe Goujon, jamais en reste quand il s’agit de faire de la surenchère, en demandant d’ores et déjà un nouveau plan de vidéo- protection quand l’actuel n’a pas encore vu le jour.

 Ces postures ne sont pas responsables et je me désole de voir la tournure polémique d’un dossier pourtant travaillé en bonne intelligence entre la Préfecture de Police, la Ville de Paris et l’ensemble des maires d’arrondissement.

 Depuis 2001, et l’arrivée de Bertrand Delanoë à la tête de l’exécutif Parisien, la question de la sécurité n’est plus un tabou à gauche et elle est un axe central du mieux vivre des parisiennes et des parisiens.

 Avec le soutien à ce plan de vidéo protection somme toute modeste, nous prouvons une nouvelle fois que la gauche parisienne sait faire preuve d’équilibre et de responsabilité pour s’attaquer concrètement à l’explosion de de la délinquance et de la violence qui constitue un échec retentissant de Nicolas SARKOZY

L’aménagement des berges de Seine : le projet emblématique de la 2ème mandature de Bertrand Delanoë

La réunion publique de concertation de présentation du projet par Anne HIDALGO s’est tenue hier soir en mairie du 15e arrondissement en présence d’un public venu nombreux.

Je suis totalement séduit par ce projet que j’ai déjà défendu au conseil de Paris et hier soir j’ai cru utile de mettre l’accent sur son impact en terme d’activité économique (il y aura des cafés, des restaurants, peut être un marché) et en terme d’activité nocturne.

Paris n’est plus capitale de la nuit.

Les quais bas rive gauche pourraient justement accueillir des night clubs sans risques de nuisances pour les riverains. Cette ouverture aux usagers de 4,5 ha dans un cadre magnifique contribuera assurément à conforter Paris dans sa place de 1e destination mondiale du tourisme.

Je l’avais dit au conseil de Paris, je le pense toujours, les berges ouvertes aux piétons et aux cyclistes renforceront l’attractivité de la capitale et ceci ne peut nous laisser indifférents.

Quant à la position de la droite ? Elle ne nous surprendra jamais !

Coincée entre sa volonté de défendre la « liberté » des automobilistes à qui nous mènerions une guerre sans merci et son désir d’apparaître écolo, elle critique encore et toujours et quand elle propose, elle se ridiculise.

Franchement le projet de Jean-François LAMOUR d’une dalle en bétons, à trous de gruyère pour laisser passer le jour, au-dessus des voies sur berges rive droite, est d’une laideur absolue. Aucune chance que ce projet séduise qui que ce soit.

Plus préoccupant sans doute, la volonté du maire du XVe de parler sans arrêt au nom du préfet de police que serait défavorable au projet en raison des reports de circulation. D’abord, on comprend que l’UMP le souhaite ardemment .

Ensuite, si Philippe GOUJON persiste à se faire le porte parole du préfet sur ce sujet comme sur bien d’autres, qui pourra penser que l’Etat est impartial ?

Comme l’a dit le PRG Paris dans un communiqué en juillet dernier, Paris ne doit pas être administré par l’Etat. C’est à nous élus à prendre nos responsabilités et à rendre des comptes devant les citoyens. Nous y sommes sereinement prêts.

Pourquoi j’ai voté au conseil de Paris en faveur de l’accord amiable entre la ville et Jacques Chirac

L’accord trouvé entre la ville de Paris et Jacques Chirac porte sur 21 emplois de complaisance présumés payés entre 1992 et 1995 pour des missions étrangères à la municipalité. Il permet à la ville d’être remboursée du préjudice subi. Il le lui assure même alors qu’une action en justice d’une telle nature allait traîner en longueur et présentait un caractère aléatoire quand à son issue.

Il faut rappeler en outre que le parquet a déjà requis un non lieu sur l’affaire en question.

Cette mesure ne se fait pas en catimini puisqu’elle est rendue publique, soumise aux élus et donc à débat et, enfin, au vote.

Elle honore Bertrand Delanoë qui dans son temps n’avait pas ménagé son prédecesseur à la mairie de Paris et n’a jamais fait preuve de complaisance si on veut bien se souvenir du livre réquisitoire qu’il publia en 2000 sur la façon dont était géré Paris, « Pour l’honneur de Paris ».

La politique est le monde de l’agressivité par excellence. Il est rare d’y voir des gestes d’élégance. Celui ci, envers un homme que les parisiens ont élu trois fois maire et les français deux fois président de la République, en est un.

J’y souscris entièrement.

Suivez en direct le Conseil de Paris

J’interviens aujourd’hui et demain sur un projet de logement social dans le 15ème ainsi que sur l’installation du service civique à Paris.

Je pose également la Question d’Actualité du Groupe Socialiste, Radical de Gauche et Appararentés sur la Sécurité.

Pour suivre le Conseil en direct:

http://video.paris.fr/mdp/live/

Retrouvez mes interventions dés demain!