La reconnaissance du droit pour chacun de mourir dans la dignité doit enfin être concrétisée dans notre droit

L’ADMD a organisé samedi 23 mars à Paris, place de la République et au cirque d’hiver, une manifestation de grande ampleur afin de réclamer aux candidats à l’élection présidentielle la reconnaissance légale du suicide assisté dans des conditions encadrées et sécurisées.

J’y ai participé logiquement s’agissant d’un engagement de longue date qui est aussi le mien au côté de l’ADMD présidée par Jean-Luc Roméro.

De nombreux élus de gauche étaient présents (Anne Hidalgo et Bertrand Delanoë, Jean Pierre Sueur, pdt de la commission des lois au Sénat, jean-Bernard Bros pour le PRG, Martine Billard, député PG, et le sénateur UMP Alain Fouché) ainsi que Noëlle Chatelet, Mireille Dumas, François de Closet, Stone, Piem, …).

Dans un cirque d’hiver plein à craquer, nous avons pu entendre la prise de parole ferme des candidats Eva Joly, jean-Luc Mélenchon, et Georges pau Langevin au nom de françois Hollande.

Chacun sentait bien que la victoire maintenant envisageable de la gauche va enfin permettre cette avancée républicaine qu’est le droit pour chacun de disposer de sa vie jusqu’à son extrème fin.

Notre ultime liberté finalement que plus de 90% des Français réclament.

photos : copyright by N.Rous

Primaires Citoyennes : le candidat Jean-Michel Baylet à Paris

Lundi 26 septembre, avec quelques élus PRG parisiens, Jean-Michel BAYLET a rendu visite à deux associations ce qui lui a permis d’aborder le contenu de son programme.

J’étais à ses côtés.

La première rencontre s’est déroulée dans les locaux de l’ADMD, l’association pour le Droit de Mourir dans la Dignité  où nous avons pu échanger avec son président, Jean-Luc Romero, sur les modalités à mettre en place pour reconnaître l’assistance médicale au suicide assisté pour des malades incurables et en grande souffrance.

Jean-Michel Baylet, s’est engagé à porter la question de la fin de vie sur la place publique et a rapplelé la proposition de loi rédigée par les députés radicaux sur cette question.

Au cours de cet échange chaleureux avec cette importante association amie, il a  rappelé la nécessité d’une nouvelle loi encadrant le droit de mourir librement dans la dignité, à  la demande du malade ou de sa famille : cette mesure devra être prise dés 2012 et le retour de la gauche aux responsabilités. 

«L’enjeu est d’éviter les drames liés au soupçon d’euthanasie et de permettre, dans des conditions encadrées, aux personnes en fin de vie d’être accompagnées et de rester maîtres de leur destin ».

Nous avons ensuite rejoint Olga  Trostiansky, Secrétaire Générale du Laboratoire de l’Egalité pour signer le « Pacte pour l’égalité », qui propose des mesures concrètes pour favoriser la parité et l’accès des femmes aux responsabilités,  l’égalité salariale et la lutte contre la précarité, la conciliation des temps de vie et implication des hommes,  le partage d’une culture commune de l’égalité et lutte contre les stéréotypes.

Jean-Michel Baylet  a déclaré à cette occasion qu’il fait de l’égalité homme/femme une priorité de sa campagne et a aussi tenu à rappeler que le PRG est le seul parti qui compte aujourd’hui plus de femmes que d’hommes parmi ses députés, et que les instances du plus vieux parti de France sont paritaires depuis qu’il le préside.

Ces visites sur le terrain furent pour nous un grand moment de d’échanges, d’écoute et de travail dans la convivialité

Fin de vie: les Radicaux de Gauche et leur Président prennent une position sans équivoque

Retrouvez ci-dessous la lettre adressée par Jean-Michel Baylet, Président du Parti Radical de Gauche (PRG) à Jean-Luc Romero, Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité.

Monsieur le président,

Vous avez souhaité connaître ma position et celle des radicaux de gauche sur la question de l’euthanasie et du suicide assisté, un sujet essentiel pour notre société qui fonde votre combat personnel et celui de l’ADMD depuis de longues années.

Les radicaux de gauche, comme vous le savez, sont guidés dans leurs actions, par des idéaux laïques et républicains, qu’ils souhaitent voir traduits par des politiques réformistes qui placent l’individu au centre de toute action publique.

Pour les radicaux, la liberté n’est pas un vain mot, un extrait de notre trilogie républicaine creux ou vide de sens.

La liberté que nous revendiquons est celle de vivre comme chacun l’entend jusqu’à pouvoir choisir soi même le moment et les modalités de sa fin de vie en citoyen éclairé.

Voilà pourquoi, le PRG a retenu depuis déjà plusieurs années dans son programme « le droit de mourir dans la dignité ».

Et c’est tout aussi naturellement que dans les 30 propositions pour la France que je fais aux électeurs qui participeront les 9 et 16 octobre prochain aux primaires citoyennes,  j’ai retenu cette idée.

J’entends en effet que notre pays reconnaisse le droit de mourir librement dans la dignité à la demande du malade, de sa famille, placé sous la responsabilité d’un comité d’éthique médicale, et lorsqu’il est médicalement prouvé que la maladie est irréversible et que la mort est proche.

Je suis également attaché à ce que les volontés de malades librement exprimées à travers des directives anticipées soient respectées par le corps médical.

Je suis convaincu que l’enjeu est d’éviter les drames liés au soupçon d’euthanasie et de permettre, dans des conditions encadrées, aux personnes en fin de vie d’être accompagnées et de rester maîtres de leur destin.

 Depuis trop longtemps, les responsables politiques de notre pays tergiversent et refusent d’affronter cette question qui, pourtant, n’effraie pas nos concitoyens comme le montrent régulièrement les sondages.

Avec l’alternance politique que les Français décideront, je l’espère,  l’an prochain, le moment viendra de proposer au nouveau Parlement, un texte de loi qui légalise et autorise le suicide assisté dans un cadre médical et légal à bien définir.

Naturellement, la modification de la loi actuelle, devra s’accompagner d’un large dispositif d’accès aux soins palliatifs qui ne constituent en aucune façon un processus antinomique à la reconnaissance du droit d’aborder la fin de sa vie dans le respect de la liberté de chacun.

Je constate, hélas, qu’encore dernièrement, le Président de la République en recevant la famille du jeune Eddy de Somer, tétraplégique depuis 10 ans, a réitéré son opposition archaïque à la reconnaissance d’un droit à mourir pour les pathologies avérées et invalidantes.

Notre pays a pris beaucoup de retard sur les questions de société par rapport à bien des pays européens. Je rends hommage à l’ADMD qui le rappelle inlassablement et œuvre pour la reconnaissance à chacun de choisir sa fin de vie.

J’appelle donc de mes vœux une loi qui reconnaisse la primauté du respect de la volonté individuelle comme principe fondamental de l’organisation de notre société

 C’est le combat républicain et humaniste des radicaux de gauche.

Je vous prie de croire, Monsieur le président, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

ADMD : 30 ans déjà !

L’association pour le droit de mourir dans la dignité fête cette année son 30e anniversaire.
30 ans de combat et de militantisme pour que l’Etat reconnaisse, enfin, le droit pour chacun de choisir sa propre fin de vie quand la souffrance est insupportable et la guérison exclue.

 La lutte que mène l’ADMD en faveur d’une loi légalisant l’euthanasie sous forme d’une aide active à mourir est pour moi celle d’une France éclairée, la France des Lumières.

 Il est grand temps que le Parlement légifère et mette notre corpus législatif en conformité avec la conscience des français. Car justement, les français ne sont ni frileux ni conservateurs. 94 % d’entre eux réclament cette loi d’ultime liberté nous apprend un récent sondage.

L’assistance médicale à mourir sera prochainement débattue au Sénat où, le rapport de force en faveur de la droite, ne permettra sans doute pas l’avancé que j’appelle de mes voeux.

Alors que les citoyens sont unis sur cette idée, quel paradoxe de voir les politiques divisés sur ce sujet !

C’est ce que j’ai dit hier au rassemblement sur le parvis du Trocadéro qu’organisait l’ADMD, que j’ai rejoint il y a plus de deux ans, à l’appel de son président Jean-Luc ROMERO pour la 3e journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, au nom des radicaux, que je représentais avec mon collègue et ami Eddie AIT, président du groupe PRG à la région Ile-de-France.