Depuis que le candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy, a décidé d’installer son QG de campagne dans le 15ème arrondissement au sein de la 13ème circonscription dans laquelle je candidate aux élections législatives, les classes moyennes sont soudain au centre de toutes les attentions.
Le 15ème est certainement un arrondissement majoritairement peuplé de classes moyennes, mais pas seulement.
Il est pluriel, divers, avec ses quartiers aisés, ses quartiers traditionnellement plus populaires et ses quartiers plus jeunes et récents.
C’est un arrondissement familial, qui se rajeunit, un arrondissement où la mixité sociale s’étend, un arrondissement où il fait bon vivre et où les familles, et notamment les jeunes couples, aiment s’installer quand ils le peuvent.
La réalité est aussi qu’aujourd’hui, rue de la Convention, dans le quartier du siège du QG du président-candidat, à 10 000 € le m2, les classes moyennes ont de plus en plus de mal à se loger.
Face à la pression immobilière et à l’augmentation frénétique du foncier, l’UMP n’a apporté aucun commencement de réponse depuis ces dix dernières années.
Sa position consiste à ne rien faire pour contrer les effets de la loi du marché qui contraint les classes populaires et les classes moyennes à quitter l’arrondissement et la capitale.
Le maire de Paris a bien essayé, en s’adressant au Premier Ministre, d’initier le plafonnement de la hausse des loyers à la première mise en location ou au moment du renouvellement de bail.
Il s’est heurté à un refus net, doublé d’une absence totale de proposition pour enrayer la machine infernale que représente l’augmentation des prix.
Si je suis élu député, je m’engage à porter une loi pour instituer ces plafonnements des loyers indispensables.
Comment Nicolas Sarkozy peut–il prétendre parler au nom des classes moyennes alors que ses amis de l’UMP Paris, avec le député Jean-François LAMOUR dans le 15e, combattent pied à pied l’offre de logement social que met en œuvre de manière déterminée la municipalité parisienne ?
Je sais que ce parti se défend en disant voter la quasi-totalité des délibérations créant des logements sociaux.
Mais, quand on y regarde de plus près, tout est combat, lutte acharnée sur le terrain pour empêcher la sortie de terre des nouveaux immeubles.
On voit alors l’UMP du 15e prendre la tête des mouvements de contestation des riverains qui refusent les nouveaux logements près de chez eux.
Alors que 70% des parisiens sont éligibles au logement social, freiner son développement, c’est agir contre les classes moyennes que l’on dit vouloir représenter.
Les logements dits « sociaux », sont des logements, souvent de bien meilleure qualité que les logements privés.
Ils ne sont pas seulement accessibles aux personnes en situation de précarité. Un tiers est attribué aux familles issues des classes moyennes. Dans une exigence de mixité, un quota est également réservé aux ménages plus aisés.
La réalité, c’est que l’UMP ne connaît pas les classes moyennes et qu’elle les a depuis longtemps délaissées.
Plutôt que d’expliquer les projets de nouveaux immeubles, de chercher à apaiser les inquiétudes des riverains, elle préfère jouer sur les peurs et caricaturer les réalisations de la ville.
Chacun pourra donc juger qui défend le mieux les classes moyennes dans notre ville pour qu’elles puissent se loger à Paris










